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lundi 25 juillet 2022

Gjirokaster et Permet

Gjirokaster reste pour nous une très belle ville où on se plaît. N'ayant pas pu visiter tout ce qu'on avait souhaité la veille, nous restons la matinée pour continuer à arpenter les rues de cette cité. Le musée ethnographique prévu est malheureusement fermé, sans explication de l'homme qui ferme la porte à double tour sous notre nez et nous fait comprendre que c'est comme ça. La maison-musée d'Ismaël Kadaré, natif d'ici est également fermée. Tant pis pour la vue intérieure, on se satisfera de tous les points de vue que nous offre cette belle destination.

Notre étape suivante nous mène en direction de Permet, mais nous décidons de nous arrêter en chemin dans une toute petite bourgade où nous prenons le café avec les habitants sous les arbres pour profiter de leur fraîcheur. Les températures annoncées aujourd'hui, supérieures à 40 degrés, obligent à boire beaucoup et à rechercher les endroits aérés et ombragés. Nous discutons avec un vendeur de rue qui a appris le français à l'école et nous décrit l'image de notre pays en parlant de Victor Hugo, Voltaire, Les Misérables tout en nous disant sincèrement que la France est le premier pays du monde pour la culture. Ça fait plaisir.

Arrivés en début d'après-midi à Permet, nous atterrissons, après prise de possession de notre chambre,  dans un petit restaurant tenu par un homme et son fils qui nous paraît un peu simplet. La carte du menu paraissant compliquée, notre hôte nous emmène directement dans la petite cuisine pour choisir directement les plats qui mijotent, c'est bien plus simple et ça paraît encore meilleur comme ça.


Chaleur obligé, la sieste se doit d'être respectée. Vers 17 heures, il ne fait plus que 35 degrés, ce qui est largement supportable et nous en profitons pour nous rendre à une petite vingtaine de km aux sources thermales de Benje. Un cours d'eau passe sous un joli pont tout de pierres construit et tout aux alentours de trouvent des sources thermales dites pour les maux d'estomac, les rhumatismes et les maladies de peau. Ces sources naturelles seraient de l'ordre de six, nous en avons vu quatre et essayé deux. De plus, ces eaux sont chaudes aussi naturellement. 


La personne de l'hôtel nous a déconseillé de rester plus de quinze minutes dans ces eaux ce que nous respectons scrupuleusement. Dans ce cadre de hautes montagnes, de chaleur d'été étouffante, du cadre de ce pont de pierre, on ne peut qu'apprécier, même si la fin de parcours en voiture reste tout juste carrossable. Les commentaires que nous avions pu lire sur cette attraction sont pour le moins erronés : c'est propre, c'est gratuit et il y a un peu de monde, sans plus. Comme quoi, il ne faut se fier à tout ce que disent certains, notamment sur internet. 


Vers 18h30, le soleil se cache déjà derrière les montagnes, il ne fait que 32 degrés, l'heure pour nous de rentrer à Permet par une route en très bon état. Il faut souligner que contrairement à ce qu'on nous avait dit et la renommée de ce pays concernant l'état des routes, nous sommes agréablement surpris car, à quelques exceptions près, les routes que nous avons prises sont en bon état pour peu qu'on reste sur des axes principaux. 
Après une bonne douche, c'est retour en ville pour dîner et faire notre désormais classique Xhiro. 

Hébergement :
Le Joan guesthouse  cliquer ici
situé à 500 mètres du centre de Permet.
Il semble y avoir une dizaine de chambres certaines avec des lits superposés pour les familles, réparties sur 3 étages.
Très bon accueil, propre, chambre avec climatisation (indispensable ici ces jours ci), salle de bain bien agencée avec douche à l'italienne.
Tarif: 27 euros toujours avec le petit déjeuner 

dimanche 24 juillet 2022

De l'oeil bleu à Gjirokaster

La ligne droite est le plus court chemin entre deux points, mais pour aller de Qeparo à  Gjirokaster, il faut faire un grand tour en raison du relief. La montagne culmine par endroit à  plus de 2000 mètres et il faut tortiller d'abord sur les routes côtières  qui nous mènent  jusqu'à  Saranda. 

On n'aura même pas l'occasion d'y poser les pieds. Cette grande ville est tout ce qu'on n'aime pas. Du béton partout, des constructions également partout, une circulation difficile, des grands hôtels classés 5 étoiles... On fait demi tour et prenons la route vers l'est. On est tout proche de la Grèce et ça se ressent. Les panneaux routiers sont dans les deux langues, les habitations ne sont pas sans rappeler le style grecque et on reçoit même la radio grecque sur notre autoradio quand ce n'est pas la radio italienne.

Il fait très chaud (39 degrés ) et notre premier arrêt ne va pas nous refroidir. Nous nous sommes arrêtés près du site appelé syri i kaltër, ou "blue eye", pour y voir une source naturelle d'eau qui jaillit d'un trou profond de plus de 50 mètres. Mais il faut le mériter,  car entre le parking en-cours d'aménagement  et le site, c'est plus de 2 km à faire en plein soleil et sans ombre. Ça sera mieux quand les arbres plantés dans ce site totalement refait auront un peu poussé. L'eau qui jaillit à concurrence de 13 mètres cubes à la seconde offre un joli spectacle qui ressemble à un œil bleu grâce à  une eau limpide. La température de l'eau qui vient de la montagne est entre 10 et 13 degrés, ce qui n'empêche pas certains de se baigner ou de plonger dedans, même si ça reste interdit.



En début d'après-midi nous sommes attendus par Maradona dans notre hôtel suivant, le Bebej de Gjikaster. Cet homme parle un anglais qu'on va qualifier de très rapide, mais est extrêmement serviable et agréable. Il gare la voiture, il nous remet un mini téléphone portable, un peu gadget avec une ligne directe le rendant disponible tout le temps, il nous emmène avec sa voiture très délabrée près des sites de la ville et vient ensuite nous chercher, un gars très bien.


La chaleur de ce début d'après-midi est tellement forte que nous préférons attendre, sur les conseils de Maradona, les 17 heures pour sortir. Une fois transportés près de la citadelle, la visite peut se faire de façon plus confortable. Une citadelle, dont les murs d'enceinte restent assez bien conservés, mais dont l'intérieur nécessite de gros travaux. Pas ou très peu d'indications, pas de vrai sens de visite, le principal intérêt réside dans les divers points de vue surplombant la vieille ville, la nouvelle ville, la vallée et les montagnes impressionnantes et sans végétation. 

Nous descendons ensuite vers le centre de la vieille ville, dont l'architecture des bâtisses est très typique. 
On ressent des traits de style Ottoman, avec le mélange des religions entre chrétiens  et musulmans, des toits couverts avec des pierres comme des lauzes. Le centre de cette vieille ville est très harmonieux, même si de très nombreux marchands  de souvenirs plus ou moins beaux (plutôt moins), ont mis main basse sur tous les emplacements des quelques axes piétons de cette très jolie ville. Malgré un fort relief, il est très agréable de flâner dans ces rues couvertes de grands pavés de pierre parfois un peu glissants.

 La maison de la famille Skenduli qui devait fermer à 19 heures, l'est toujours une bonne demi heure plus tard, ce qui nous permet de visiter cette grande maison, typique et bien conservée malgré la lourde histoire qu'elle a vécue. 

Dîner dans le restaurant familiale de Maradona, avec un choix de plats traditionnels,  confectionnés  par sa famille et à des prix simples à  comprendre: chaque plat c'est 200 leks, soit 1,8 euros, comme les boissons et ça ne peut pas dépasser 1000 leks, soit environ 9 euros pour deux pour un repas.

Hébergement :
Le Bebej tradicional cliquer ici
Tenu par Maradona et sa famille. un autre coup de cœur de notre voyage parmi tous les hébergements.
Tarif: 29 euros par nuit, petit déjeuner compris. 6 chambres disponibles
Très bon accueil, patron bavard mais très serviable, disponible et très sympathique. Fait tout ce qu'il peut, et il le fait bien pour satisfaire ses clients.